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MANUFACTURA


Sophie Brändström et Valérie Paumelle

Une atmosphère particulière vous envahit à la première seconde. Au moment même d’une immersion dans le bruit, on est saisi par la présence à la fois abstraite et sentie d’un silence paradoxal. Les artisans sont là, mais le son de leur voix est à peine perceptible. Ici et là, le vacarme trépidant d’un métier à tisser, le cliquetis d’une machine à coudre, le cognement d’un marteau, le bruit sec des ciseaux, le frottement léger d’une peau. Le concert des outils ou des machines trouble à peine la sérénité de leur concentration. Qui sont ces canuts, sableurs, cambreurs, coupeurs, ciseleurs, malletiers, tullistes, typographes, raccommodeuses ? On ne connait d’eux que les objets finis, parfois uniques, souvent admirés et exceptionnels. Ils incarnent, dans la discrétion de marques prestigieuses, la tradition d’un savoir-faire séculaire régional. Des hommes et des femmes aux parcours différents, tous animés par le goût du travail bien fait. « Si on n’aime pas, ça sert à rien de continuer » confie l’un d’eux. L’intimité de ces artisans de cœur, fiers et passionnés, où chaque émotion est palpable, nous renvoie à notre devoir de préserver ces valeurs précieuses.
Reportages documentaires extraits du livre MANUFACTURA, paru chez Editions PC en novembre 2013.
Textes Valérie Paumelle.


 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500057

Tapisseries des gobelins et tapis de la savonnerie se tissent par l’entrelace- ment de fils de chaîne tendus verticalement et de fils de trame colorés passés à la broche. LES GOBELINS

14/03/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500090

Etude de couleurs sur une tapisserie. LES GOBELINS

14/03/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500059

“le tissage est un cheminement. Quand l’artiste nous propose une œuvre, la plupart du temps, il ne connaît pas notre métier. C’est une vraie collaboration. il se laisse guider par notre vision et notre connaissance de l’effet rendu.” Audrey, 27 ans, lissière. LES GOBELINS

14/03/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500054

Même si les pigments synthétiques ont remplacé les colorants naturels, et l’inox le bois pour les cuves, les coloristes teintent toujours à l’écheveau, ajustant sans cesse leurs bains de teinture avec un cassin. LES GOBELINS

14/03/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500084

Sur la nappe des fils de chaîne, les motifs de l’œuvre, reportés à l’aide d’un calque avec un bâton encré, orientent le lissier. LES GOBELINS

14/03/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500060

Chacun, comme Philippe, 34 ans, teinturier, se dit imprégné par la magie historique de l’atelier. Comme si Colbert et le brun n’avaient jamais vraiment quitté les lieux. Véritable référence pour les lissiers, le cercle chromatique de Chevreul, créé dans l’atelier en 1838, définissant à partir du jaune, bleu et rouge, 72 tons et 14 400 coloris ! LES GOBELINS

14/03/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500007

Carnets d’échantillons des étoffes de la maison dont certains datent de Catherine II de russie, Marie-Antoinette ou encore napoléon 1er, à des époques où tissus d’ameublement et d’apparat se confondaient. TASSINARI ET CHATEL

12/10/2011

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500003

Geneviève, 39 ans, tisseuse et ourdisseuse et Florence, 29 ans, encantreuse, passent un à un les fils du cantre dans le peigne de l’ourdissoir pour le futur tissage de la chaîne. “C’est long et minutieux, il faut avoir les doigts fins, ce n’est pas un métier d’hommes, ils n’auraient pas la patience !” TASSINARI ET CHATEL

12/10/2011

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500016

Dans la “salle des mariages” où les fils de la chaîne se mélangent à ceux de la trame, les métiers mécaniques tournent 24 h/24 sous la surveillance permanente des tisseurs et des gareurs. TASSINARI ET CHATEL

12/10/2011

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500019

Détail des lisses sur un métier à tisser à bras, fines cordelettes permettant la levée des fils de chaîne pour laisser passer les fils de trame. TASSINARI ET CHATEL

12/10/2011

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500017

Un échantillon posé sur une chaise. TASSINARI ET CHATEL

12/10/2011

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500131

Dans l’atelier de l’avivage, une pièce aux lignes Art Déco, dégraissée et rincée, sèche sur un lit de sciure de bois. PUIFORCAT

06/02/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500130

Astrid, 30 ans, ciseleuse et orfèvre. “J’ai eu le coup de foudre sur le métier en visitant l’atelier de ciselure de l’École boulle, c’est comme ça que s’est décidé mon avenir... l’année où j’ai passé mon diplôme, nous n’étions que deux !” PUIFORCAT

06/02/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500147

Établi du graveur. PUIFORCAT

06/02/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500078

Ciselets, grattoirs, rifloirs, traçoirs accompagnent le ciseleur pour révéler les ornements des pièces. PUIFORCAT

06/02/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500134

Au travail de la ciselure, les ornements sont immobilisés sur un boulet rempli de ciment et de goudron végétal. Un procédé ancestral pour emboutir avec précision les creux et les reliefs de ce pied cannelé aux attaches feuillagées d’acanthe, sans le déformer. Comme le dit nathalie, “la ciselure, c’est comme une écriture. on reconnaît la sienne.” PUIFORCAT

06/02/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500145

Patrick, 57 ans. Chaudronnier à 15 ans, orfèvre dans l’atelier depuis 35 ans, son ancienneté inspire confiance au sein de l’atelier. il est celui qui connaît l’ouvrage et ses difficultés. Passionné des pièces Art Déco de la maison, il en est devenu le spécialiste. “Le travail paraît simple mais ce sont les plus compliquées à fabriquer. les arêtes épurées ne pardonnent aucun défaut.” PUIFORCAT

06/02/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500129

Thomas, 21 ans, malletier. Chaque malletier gagne son autonomie en suivant une formation dans l’atelier, dispensée par un ancien. Du fût en bois fabriqué par le menuisier à la pose des bijouteries, il devient au bout de quelques mois, le maître d’ouvrage unique de sa malle. “Quand j’ai posé ma première étiquette avec mes initiales, c’était très émouvant !” GOYARD

14/06/2012

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500128

Des peaux attendent de parer avec élégance les malles personnalisées. GOYARD

14/06/2012

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500164

gonzague, 32 ans, artisan peintre. Ancien malletier reconverti au marquage, il décline à l’envi initiales, armoiries et motifs et personnalise des collections inédites. “Je retrouve la même exigence, la même précision que sur les malles. Ce qui me plaît, c’est la satisfaction que je retire quand je fais quelque chose de bien fini.” GOYARD

14/06/2012

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0499977

gainage à l’abat-carre, outil indispensable des malletiers pour plier et arrondir les arêtes du cuir. GOYARD

14/06/2012

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0499973

En forme de Y, emblème de l’arbre et de l’Homme, le chevron peint sur la toile enduite en lin, coton et chanvre, symbolise les trois siècles d’histoire de la famille goyard et de ses ancêtres compagnons de rivière. GOYARD

14/06/2012

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0499972

Florent, 25 ans, malletier. Spécialiste des têtes de série, ces malles fabriquées pour la première fois, il développe le produit en cherchant toujours à définir la meilleure méthode de travail qui par la suite servira de référence aux autres malletiers. “Même si les malles sont toujours fabriquées de la même façon, je suis à chaque fois comme un autodidacte car chaque nouveau produit est différent.” GOYARD

14/06/2012

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500166

“il faut comprendre l’objet, savoir vivre avec lui. ” Franck, 46 ans, émailleur depuis 21 ans, semble ne faire qu’un avec sa pièce. l’émaillage ressemble à une valse de la main dont l’interprétation dure à peine le temps d’un souffle. “l’émail pénètre en quelques secondes. Pour éviter les coulures, il doit être placé rapidement. il n’y a aucun droit à l’erreur.” Ainsi finement parée, la porcelaine révèle, après la deuxième cuisson, tous ses mérites : blancheur, transparence, sonorité, solidité et brillance. BERNARDAUD

20/05/2011

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500177

Des vases sont en attente de passer au four. BERNARDAUD

20/05/2011

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500171

“Modeler est un jeu pour moi. Ce métier m’anime profondément. Il change mon regard, ma personnalité, mon rapport aux autres. rien ne me trouble en modelant, je suis habité par la matière.” Stéphane, 46 ans, Maître d’art modeleur, MoF, responsable de l’atelier de modelage. BERNARDAUD

20/05/2011

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500170

la naissance d’une pièce passe par le façonnage en plâtre de son volume et de ses décors par le modeleur. Unique, il permet de créer le “moule mère” référent pour fabriquer les moules destinés à la production en série. BERNARDAUD

20/05/2011

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500172

le démoulage d’une pièce est autant un tour de force que d’adresse. Pour le mouleur, pas moins de 6 années d’apprentissage auront été nécessaires pour que l’habileté accompagne subtilement le poids considérable du moule porté à bout de bras. BERNARDAUD

20/05/2011

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500173

il faut comprendre l’objet, savoir vivre avec lui. ” Franck, 46 ans, émailleur depuis 21 ans, semble ne faire qu’un avec sa pièce. l’émaillage ressemble à une valse de la main dont l’interprétation dure à peine le temps d’un souffle. “l’émail pénètre en quelques secondes. Pour éviter les coulures, il doit être placé rapidement. il n’y a aucun droit à l’erreur.” Ainsi finement parée, la porcelaine révèle, après la deuxième cuisson, tous ses mérites : blancheur, transparence, sonorité, solidité et brillance. BERNARDAUD

20/05/2011

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500048

“Je passe sous mes mains toutes les dentelles de la maison. les découvrir sur les robes de haute-couture et sur la robe de mariée de Kate Middleton, c’est pour nous tous une énorme fierté !” séverine, 39 ans, visiteuse. SOPHIE HALLETTE

18/10/2012

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500043

Un métier ne tourne jamais sans la présence du tulliste. Debout, courbé ou couché sur le plancher de son métier, il veille sans relâche sur les motifs de l’étoffe qui se tissent dans la cadence assourdissante des bobines. Connaissant parfaitement la musique de la mécanique, son oreille est aiguisée pour stopper le métier à la moindre fausse note. SOPHIE HALLETTE

18/10/2012

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500035

Pièces maîtresses du métier, les chariots et bobines préparés par le bobineur tissent la trame de la dentelle. il n’en faut pas moins de 5 000 par métier pour tisser l’étoffe de 12 m de long. SOPHIE HALLETTE

18/10/2012

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500038

Après le tissage sur le métier, tulle, dentelle, guipure sont confiées aux mains de fées des raccommodeuses. Des heures durant, les points manquants sont rebâtis, et le miracle s’accomplit “comme s’il n’y avait rien eu”, confie Brigitte, 56 ans, visiteuse et raccommodeuse depuis 27 ans. SOPHIE HALLETTE

18/10/2012

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500028

“J’ai toujours vu de la dentelle. Ma mère était raccommodeuse à domicile et mon père, tulliste. Petite, j’aimais le voir travailler sur les métiers.” en formant béatrice, 19 ans, Maryline, 47 ans, raccommodeuse depuis 24 ans, partage le savoir-faire caudrésien comme un patrimoine affectif à transmettre en cadeau. SOPHIE HALLETTE

18/10/2012

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500026

Après 2 mois dans la basserie, les peaux ambrées dansent pendant 48 heures dans un foulon. Assouplies, teintées d’une belle couleur ambrée uniforme, elles s’apprêtent pour la mise en fosse. J.M.WESTON

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Sophie Brändström / Picturetank BRS0500113

au côté d’alain, 52 ans, couseur Blake, Thierry, 50 ans, responsable du parc à formes, le temple des silhouettes de la maison réparties en pointures, demi-pointures et largeurs. J.M.WESTON

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Sophie Brändström / Picturetank BRS0500121

 Des bottes de la Garde républicaine aux cuirs exotiques J.M.WESTON

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Sophie Brändström / Picturetank BRS0500174

le tannage s’inaugure dans la basserie, où les effluves boisés du tan se mêlent aux odeurs des peaux. Trois fois par semaine, les tanneurs Patrick, 35 ans et Pascal, 48 ans, changent les croupons de bains pour les immerger dans des bassins au tanin de plus en plus concentré “pour qu’il pénètre la peau en douceur”, confie Pascal. J.M.WESTON

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Sophie Brändström / Picturetank BRS0500119

Marie-isabelle, 33 ans, préparatrice. J.M.WESTON

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Sophie Brändström / Picturetank BRS0500123

sous l’apparente simpli- cité de la bottine iconique de la maison, le modèle Cambre, se cache un savoir-faire peu commun : le cambrage. afin que la seule pièce de cuir qui la compose enveloppe élégamment le pied sans marquer, Jean-luc, 46 ans, cambreur et maître bottier, galbe le cuir humidifié à la main sur une forme ou bois de cambrage. “C’est la seule façon d’obtenir un chaussant unique, sensuel et chaleureux.” J.M.WESTON

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Sophie Brändström / Picturetank BRS0500150

objet mythique du gantier, la main chaude pour la dresse. Dans une ultime finition, le gant est repassé pour prendre son aspect définitif. CAUSSE

17/02/2012

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500156

Détail de coupe avec la pose d’un gabarit sur un étavillon. Chaque coupeur réalise ainsi une vingtaine de paires de gants par jour. CAUSSE

17/02/2012

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500162

Marie, 38 ans, couturière. Pour assembler le gant à main levée et sans aucun marquage, il faut près de 6 mois de formation. “Les pouces, c’est le plus difficile. on s’entraîne sur des centaines avant de réaliser des pointes et des arrondis parfaits.” CAUSSE

17/02/2012

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500160

Emporte-pièces manuels utilisés pour les perforations des attaches ou des détails fantaisies des gants. CAUSSE

17/02/2012

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500158

entré dans la légende avec rita Hayworth et greta garbo, il est devenu l’incontournable des podiums et l’accessoire féminin par excellence. Des formes classiques aux séries limitées les plus insolites en passant par les légendaires mitaines de Karl lagerfeld, les artisans confectionnent près de 30 000 paires de gants par an. CAUSSE

17/02/2012

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500153

nadine, 47 ans, directrice artistique. C’est avant tout le savoir-faire des artisans qui l’a séduite puis convaincue de travailler là, à leurs côtés, au cœur de la manufacture. “Préserver la qualité des créations et de la production passe par un échange quotidien avec eux.” CAUSSE

17/02/2012

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500106

Les thèmes d’inspiration de René Lalique, génie créatif à l’imaginaire débordant, se résument en « trois F », femme, faune et flore. Posée comme une œuvre d’art, une tête de cheval composée de 35 kg de cristal noir illustre sa passion pour le bestiaire au naturel saisissant. LALIQUE

10/04/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500100

Jean-Pierre, 53 ans, souffleur, orchestre aussitôt après le cueillage, la danse de sa canne. LALIQUE

10/04/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500102

François Manegrier, 38 ans, tailleur, s’applique au « surfaçage » des pieds de la table Cactus. Quelques kilos portés à bout de bras pour exposer toute la surface de la pièce au travail de la meule. Sous l’effet de papiers abrasifs, les excédents de cristal sont « mordus ». La pièce prend sa forme définitive et peut alors être soumise à une série de soins d’embellissements qui lui donneront tout son éclat. LALIQUE

10/04/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500105

Christiane Labonté, 43 ans, dans l’atelier du bitumage. Véritable ADN de la maison, les jeux de contrastes mats et brillants sont le fruit de longues heures passées à poser au pinceau un film protecteur sur les zones du décor qui seront épargnées du « matage » du cristal. A main levée, Christiane dessine tous les détails des plumes qui resteront clairs. Son geste minutieux définit toute la profondeur que le sablage donnera au plumage. Chaque cygne devient unique. LALIQUE

10/04/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500099

Pour l’intérieuriste de la manufacture qui crée les décors des moules, ce marteau, fait spécifiquement à la forme de sa main il y a plus de 20 ans, est aussi indispensable que précieux pour la justesse de ses coups de ciselets, burins, et rifloirs. LALIQUE

10/04/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0499976

Pierre Pigeard, 34 ans, polisseur tailleur graveur, honoré en 2011 du titre de Meilleur Ouvrier de France. Pierre est un passionné issu d’une famille d’artiste peintre. Surdoué en dessin, il s’amusait à 13 ans à reproduire les toiles de Rubens. Son regard s’illumine à la lumière du cristal. La matière l’inspire comme il respire. « Cela a commencé à 8 ans quand j’ai visité une cristallerie, j’ai été embarqué et je n’ai jamais lâché l’histoire. J’aime sculpter, donner un volume, faire une forme de A à Z. Quand je travaille, j’écoute les sonorités de mon cristal. Il me parle. Faut toujours s’arrêter, se poser, regarder, toucher. C’est un métier plein de vie. On donne naissance à un objet unique et prestigieux. Quand on a la chance d’avoir la main, il faut se donner les moyens d’aller loin dans son art. Si je ne pouvais plus faire ce métier, j’en aurais les ailes coupées. Je souhaite à tous ceux qui sont doués de leurs mains de se lancer dans cette aventure ! ». LALIQUE

10/04/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0499987

responsable du moulin dans lequel le grué se transforme en liqueur de cacao, Mickaël, 21 ans, ne passe pas une journée sans sentir, goûter ou toucher la matière pour détecter la plus subtile des anomalies. VALRHONA

07/02/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0499995

1 et 3. Fabriqués entièrement à la main par Mickaël, Gaëlle et Yannick, opérateurs sur les décors, les mendiants de noël demandent autant de dextérité qu’un jeu d’adresse. il faut quelques mois d’essais avant de savoir tempérer le chocolat et doser les disques, dans un arrondi parfait, tout en portant à bout de bras un entonnoir qui pèse près de deux kilos. VALRHONA

07/02/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0499989

la liqueur de cacao se transforme lentement en chocolat et libère ses arômes en suivant les règles du broyage et du conchage les plus anciennes. geoffrey, 32 ans, animateur de l’équipe de l’atelier, est de toutes les étapes de la création des recettes de la maison. Du mélange au pétrin des ingrédients à l’affinage de la pâte de cacao en poudre qui sera longuement brassée dans les conches, rien ne lui échappe. La conformité de la couleur, du grain, de la consistance et des saveurs de la matière en métamorphose font partie du b.a.-ba. VALRHONA

07/02/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0499992

Les hommes de l’atelier du broyage conchage, geoffrey, 32 ans, Wilfried, 40 ans, laurent et ludovic, 31 ans, œuvrent à la création de près de 70 recettes allant du chocolat de dégustation aux chocolats de couverture. Chacune passe l’épreuve du test de ces gourmands experts, sans aucune concession sur les qualités gustatives. VALRHONA

07/02/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0499988

Antonia, 48 ans, superviseur de l’atelier où les bonbons sont mis en boîte. Grande amatrice, elle est capable de reconnaître les yeux fermés le goût voluptueux du Caraïbe, celui plus acidulé du Manjari ou plus amer du guanaja. VALRHONA

07/02/2013

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500051

Ordonnés comme de précieux lingots, les cadrats du typographe, utilisés pour obtenir les blancs. LA COMPAGNIE DU KRAFT

14/11/2012

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500042

Jérémy, 25 ans, chef d’atelier. Tout à la fois concepteur, découpeur et assembleur, il aime mettre la main dans les rouages capricieux de ses presses. Stakhanoviste des vieilles mécaniques depuis tout jeune, il a le goût du bricolage, et de celles qu’il faut graisser, réparer, astiquer, choyer pour qu’elles continuent à vivre pour les amoureux de l’encre et du papier. LA COMPAGNIE DU KRAFT

14/11/2012

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500036

intérieur de la Manufacture LA COMPAGNIE DU KRAFT

14/11/2012

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500031

Quand l’impression devient capricieuse, point de disque de restauration. le système D prévaut. Parfois des solutions aussi élémentaires que des cales en papier suffisent à ranimer les vieilles presses de l’atelier. LA COMPAGNIE DU KRAFT

14/11/2012

 

Sophie Brändström / Picturetank BRS0500046

sur une galée calée sur le meuble des casses, le texte se compose comme un jeu de mécano, en négatif, au rythme des caractères mobiles, des blancs, des espaces, des interlignes et de la ponctuation. LA COMPAGNIE DU KRAFT

14/11/2012



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